Session
summary (in french only)
Dans le contexte du sujet, " L'accès aux services
à lui seul ne suffit pas, solutions pour les collectivités
francophones " deux approches de développement
de services en français ont été présentées
à cette table ronde.
L'allocution d'Antoine Dérose du Centre de toxicomanie
et de santé mentale s'est penché sur les problématiques
de développement des services en français
qui font fi non seulement des besoins réels des groupes
ethno-culturelles francophones mais aussi de leur existence
statistique au sein des communautés francophones.
En considérant seulement les francophones qui ont
le français comme langue maternelle, les statistiques
indiquant le nombre de francophones ayant droit aux services
en français sont éronnés au départ.
L'accès aux ressources est par conséquent
alloué sur des évaluations de besoins qui
ne correspondent pas à la réalité.
En 1999, seulement 4% des organismes communautaires ethnoculturels
de langue française recoivent du financement pour
leurs services en français. Afin d'agir davantage
en amont, selon Monsieur Dérose, il est primordial
de commencer à investir dans le développement
des capacités des organisations ethnoculturelles
francophones. Il faut les outiller à mieux rencontrer
les critères gouvernementaux face aux financement,
et par conséquent permettre à ces communautés
d'être davantage engagées dans l'élaboration
des services qui les concernent.
Il faut réussir à développer des services
qui tiennent compte de la dimension culturelle de chacun.
Selon Monsieur Dérose, il y a accès quand
:
" Les bénéficiaires de services peuvent
profiter des services sans perdre quoi que ce soit lorsqu'ils
entrent en contact avec l'institution qui les déssert.
Cela signifie qu'on les encourage à amener avec eux
la langue dans laquelle ils communiquent avec aisance et
compétence (le français) et autres composantes
importantes de leur culture. Le processus de guérison
et d'amélioration de la santé est capable
de puiser dans les forces issues des systèmes de
foi et de croyance présents dans ces communautés.
Cela exige également que le personnel et les professionnels
désignés soient bien préparés
et formés pour voir et servir la personne dans son
intégralité quand ils sont en présence
de membres des groupes désignés. "
Madame Lise Girard du ministère de la santé
et du mieux-être du Nouveau-Brunswick pour sa part,
a davantage présenté le développement
des services en français dans un contexte systémique
en s'inspirant de l'exemple de l'établissement des
réseaux francophones de santé dans les communautés
minoritaires canadiennes.
Un des principes de base principal pour le développement
des services en français selon cette approche est
la gouvernance par les francophones des services qui leur
sont destinés basés sur les déterminants
de la santé qui affectent leurs problématiques.
Même si nous avons très peu de données
sur l'état de santé des francophones en situation
minoritaire, nous savons que la langue est un important
déterminant de la santé. Nous pouvons ainsi
supposer que les francophones en situation minoritaire sont
en moins bonne santé que la moyenne canadienne considérant
que 55% d'entres eux ont peu ou pas accès à
des services de santé dans leur langue.
" 99% des ressources sont alloués à
l'accès aux systèmes de santé qui a
11% de l'impact sur la santé. " En fait, "
sur le 43% de l'impact qu'à les habitudes de vie
sur la santé, nous pouvons conclure que l'influence
des déterminants de la santé sociaux (l'emploi,
réseaux de soutien social, l'éducation) jouent
un grand rôle dans cette dynamique. " ce qui
supporterait une approche de développement des services
davantage axée sur les principes de la promotion
de la santé; " renforcer le potentiel des personnes,
soutenir le développement des communautés,
participer aux actions intersectorielles favorisant la santé,
soutenir les groupes vulnérables, encourager le recours
aux pratiques cliniques préventives efficaces. "
Les conditions gagnantes de l'accès accru aux services
de santé en français reposent sur l'implication
des communautés dans l'identification des besoins,
la souplesse, et l' innovation dans le choix du modèle
de services, l'accès à de l'information stratégique
et politique sur le système, l'obtention d'un soutien
financier, technologique et professionnel dans la mise en
place des services et d'une approche de partenariats égaux.
Sur ce dernier point, l'établissement des réseaux
de santé francophones en situation minoritaire à
travers le pays est basé sur l'importance d'amener
à la table de discussion les cinq partenaires principaux
d'un partenariat efficace selon L'Organisation mondiale
de la Santé; les décideurs politiques; les
gestionnaires de la santé ; les professionnels de
la santé; les institutions académiques et
les communautés.